A minima ...

Publié le 16 Mai 2026

A rebours du "toujours plus", se développe petit à petit (c'est dur de nager à contre-courant !) le "c'est assez" : revenir aux besoins fondamentaux et les satisfaire avec un minimum de moyens, matériels et financiers.

Pour cela, il suffit de repartir du cahier des charges de nos divers bien. Une voiture ? C'est "quatre roues sous un parapluie", le mantra de la 2CV Citroën ! Le parapluie est devenu une capote (allant du pare-brise au pare-choc) et l'on retrouve bien nos quatre roues (et même quatre places) pour 500 kg net à vide ... et 300 kg de charge utile (ce rapport est d'ailleurs une prouesse inédite qui a nécessité la conception d'une suspension spécifique).

De la nostalgie, me direz-vous ! Que nenni : on voit cette philosophie poindre le bout de son nez dans l'habitat, avec les tiny house ...

... dans les transports individuels avec le retour en grâce des quadricycles légers (électriques, désormais).

L'Histoire est un éternel recommencement : on avait fini par oublier des réalisations passées qui avaient concerné même le superflu comme l'avion individuel (ici, le Cri-cri, équipé de 2 moteurs de tondeuses à gazon) ...

ou le micro-camping-car (sur base de triporteur type Piaggio).

Cette volonté de diminuer notre empreinte matérielle sur le monde qui nous entoure (et pas seulement sur la planète qui nous héberge ...) exige en retour une forte puissance mentale : ne pas céder aux sirènes de la société de consommation, retrouver le temps de la réflexion, s'ouvrir au monde ... 

Dans une tiny house, on vit surtout dehors. A l'accumulation de biens, on substitue une collection de souvenirs et d'expériences. Si le dénuement est extérieur, la richesse est intérieure. Moins, mais mieux !

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article