la slow life (tome 3)

Publié le 21 Février 2026

Dans un précédent article, je vous indiquais que la slow life consistait également à vous soustraire d'un sytème qui pense pour vous, agit pour vous, sait ce qui est bon pour vous !

Nul ne sait mieux que vous ce que vous voulez (ou ne voulez pas), ce que vous valez ou ce à quoi vous aspirez. Mais la pub, les réseaux sociaux, la pression gouvernementale vous poussent souvent dans une mauvaise direction. Dernier exemple en date : l'automobile ! Ce symbole de la liberté (en une nuit, vous pouvez traverser le pays) est torturé, réglementé, orienté ...  Alors qu'une majorité de citoyens demande juste un véhicule fiable, pas cher, aisément réparable, on vous propose des usines à gaz complexes, fragiles, hors de prix, à l'autonomie limitée, sur lesquelles vous ne pouvez rien faire (même plus changer une ampoule), et d'ailleurs plutôt à louer qu'à acheter. Les prix deviennent complètement démentiels, ce d'autant que les salaires ou émoluements ne suivent absolument pas ! Il n'y a plus de citadines 4 places à moins de 10 000 € ! Allo ? C'est ça , le progrès ?

On se fout de rouler à 250 km/h ou de faire le 0 à 100 en moins de 5 secondes sur des voitures électriques : on veut rouler peinard à 5L aux 100 !

En terme de déplacement (nous y reviendrons), il vaut mieux partir 3 semaines en vacances une fois par an plutôt que 10 week end toute l'année : moins de carburant, moins de km, moins de péages d'autoroute et plus de récupération pour l'organisme. Une fois de plus, il faut revenir aux fondamentaux : les congés payés !

Une bonne césure prolongée remet les compteurs à zéro. Mais ça ne fait pas les affaires des professionnels du tourisme qui entendent tourner quasiment toute l'année. Alors, on flanque des vacances scolaires toutes les 6 semaines (décalées selon les régions pour augmenter le taux d'occupation). Peu importe si, au mieux, ça n'a aucun effet positif sur l'organisme, au pire, ça le fatigue encore plus : business is business !

Perso, je pars une fois par an en vacances (3 semaines en août) où je suis injoignable et déconnecté : pas de téléphone, pas d'internet, pas de télé, la bagnole au parking. On fait tout à pied (même les courses, avec un sac à dos), on se lève quand on est réveillé, on mange quand on a faim et on se couche quand on est fatigué : pas de réveil, pas de montre. La plage est à 1/4 d'heure à pinces et on y va 2 fois par jour. L'exact contraire de mon existence quotidienne ...

Y a pas le feu : on a rien à foutre d'autre. On a  le temps de réfléchir et de regarder dans le rétroviseur. La slow life dans toute sa splendeur !

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