Publié le 21 Février 2026

 

L'accumulation déraisonnable de biens de tout poil finit par nous parasiter la vie : soit ils nous encombrent, soit on ne les retrouve pas lorqu'on en a besoin, soit ils ne fonctionnent plus car pas régulièrement utilisés, soit ils sont devenus obsolètes, etc ...

Et encore, ceci ne s'applique qu'aux biens (de plus en plus rares) qui ne relèvent d'aucune obligation réglementaire quant à leur détention, leur utilisation, leur maintenance, etc ... S'il s'agit de véhicules motorisés, vous tombez sous le coup des assurances, du contrôle technique, des tests d'alcoolémie ou de stupéfiants, sans compter les accidents le vol ou l'usurpation d'immatriculation. S'il s'agit d'une résidence secondaire, outre l'assurance et l'entretien, se pose désormais la question de l'effraction, du saccage ou du squat, sans compter les injonctions de la Mairie (ravalement, taille des végétaux, désherbage ...) ou les conflits de voisinage et leurs lettres recommandées ...

Tout ça alourdit notre charge mentale, déjà mise à mal par le travail ou les conditions d'existence, si bien que la vie se résume pour un nombre croissant d'individus à prendre note du nouveau problème posé et à tenter de le résoudre, si tant est que les précédents l'avaient été. Pire encore, quand par miracle, rien ne semble surgir, on développe une crainte sourde de ce qui va arriver (et non plus qui pourrait arriver ...) !

Cet état de stress permanent est hautement préjudiciable à un sommeil de qualité et détraque le système neuro-végétatif (celui qui gère tout ce qui fonctionne sans qu'on s'en occupe, bref qui fait tourner la boutique). Ceci génère des troubles fonctionnels (dysfonctionnement réversible si l'on en supprime la cause) qui, s'ils perdurent créent des troubles lésionnels (apparition d'une lésion organique (qui ne disparaîtra pas si l'on en supprime la cause). Exemples : insomnie, migraine, palpitations, troubles du transit, maladies cutanées ... pour les premières ; infarctus, AVC, cancers ... pour les seconds.

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Publié le 19 Février 2026

La philosophie 3M (Moins, Mais Mieux) gagne chaque jour du terrain.

Et pour cause, c'est LA solution aux problèmes de la planète et au mal-être qui étreint sa population. Regardons les choses en face : la course au toujours plus (plus de choses, plus vite, plus que les voisins, plus d'argent ...) est perdue d'avance. Non seulement, elle exige des sacrifices sans cesse croissants, mais elle ne rend pas plus heureux. Comme le chantait Souchon dans "foules sentimentales" : on nous fait croire que le bonheur , c'est d'avoir. De l'avoir plein nos placards. Dérision de nous, dérisoire !

Tout devient plus compliqué : la haute technologie se périme rapidement, les systèmes complexes sont moins fiables, on ne peut plus réparer ou maintenir ce qu'on possède. D'ailleurs, le possède-t-on vraiment ? Entre l'ordi qui fait sa mise à jour et vous ignore, le véhicule connecté qui appelle lui-même sa consession en cas de problème, l'imprimante HP qui refuse les cartouches d'encre "compatibles" mais ne provenant pas de son constructeur ... on devient peu à peu impuissant et esclave d'un système qu'on entretient.

Il est plus que temps de reprendre la barre de notre existence. D'autant que la quasi-totalité de nos soit-disants besoins ne sont que des envies ou des constructions artificielles, générées par la pub, les réseaux sociaux ou le gouvernement. 

Vous en doutez ? Ré-écoutez les paroles de "ma place dans le trafic" de Francis Cabrel (1981) : prophétique !

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Publié le 17 Février 2026

 

Quand vous prenez un peu de recul et que vous vous penchez sur ce que vous êtes (encore) capable de faire vous-même - c'est à dire hors commerce et donc hors TVA -, vous vous apercevez que TOUT est surveillé, réglementé ou interdit par notre cher Etat (de droit) !

Vous voulez laver votre bagnole chez vous : interdit ; vous voulez tailler votre haie ou abattre un arbre chez vous : réglementé ; vous pensez rouler avec de l'huile de friture filtrée dans votre vieux Diesel : interdit (Rudolph doit se retourner dans sa tombe, lui qui était l'inventeur du moteur à huile à combustion interne) ; vous voulez distiller vos fruits excédentaires ou abîmés : interdit (sauf privilège de bouilleur de cru) ; vous fabriquez un abri de jardin : réglementé et surveillé par satellite ; vous vous lancez dans un élevage perso de poules ou de lapins : réglementé ; vous installez des panneaux solaires ou une éolienne : réglementé ; vous dépannez des proches nécessiteux en autorisant le stationnement de leur caravane sur votre terrain : réglementé ou interdit ; vous creusez une piscine ou une pièce d'eau : réglementé et surveillé : vous modifiez les caractéristiques de votre voiture : interdit ; vous avez récupéré la carabine de votre grand-père : interdit  ...

Bref, on vous demande de consommer, pas de réfléchir et encore moins d'agir ! l'idéal est que vous deveniez totalement dépendant du système. Et tout est fait dans ce but ... 

Ce qui continue à m'épater, c'est la permission de faire votre potager et d'en manger la  production (la revente à des tiers étant interdite). Ah, on ne trouve plus dans le commerce de proximité que des plans de tomates hybrides, donc stériles, qu'il faut donc racheter tous les ans ... Comme disait Coluche : tu t'demandes !

L'autarcie est LE cauchemar de nos dirigeants. Alors même que la technologie et le partage des connaissances (via internet) la rendent de plus en plus envisageable ... Pas question de vous laisser vous soustraire au système !

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Publié le 17 Février 2026

Je suis toujours stupéfait lorsque je lis les faits divers : l'enquête de police a permis de retracer la journée de Mr X, entre la videosurveillance municipale, la géolocalisation de son téléphone portable -voire de sa bagnole -, son paiement par carte bleue, la lecture automatisée des plaques d'immatriculation de son véhicule, ainsi que son train de vie via l'épluchage de son compte en banque, ses revenus déclarés, ses dépenses mensuelles, ce qu'il possède en propre ou dont il dispose, etc ...

Moi qui habite à la campagne, qui me déplace très peu, qui allume mon téléphone portable juste pour recevoir un code d'identification forte, qui paie le plus souvent possible en espèces, qui pratique le troc avec délice, qui répare et entretiens moi-même le peu que je possède et utilise, qui brûle le bois que je coupe sur ma propriété, qui découpe et congèle le gibier qu'on me donne, qui cultive mon potager et taille mon verger, etc ... je dois être déjà fiché S par la DGSI ! 

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Publié le 17 Février 2026

La slow life - ou l'arrêt de la course au toujours plus - peut prendre de multiples formes. En ce qui me concerne, ça a commencé avec le fait d'être injoignable sur mon téléphone portable !

Quel est l'intérêt d'en posséder un dans ce cas, me direz-vous ? Effectivement, je n'en ai pas besoin. Sauf qu'il m'est imposé, notamment par ma banque en ligne pour ces "authentifications fortes", initialement programmées tous les 3 mois, mais qui, par glissement, sont devenues systématiques. Et pas seulement pour les paiements, mais à chaque connexion internet : "un mouvement inhabituel a été détecté sur votre compte ...". Ben non, c'est le même ordi avec le même IP depuis 5 ans, donc ce n'est pas inhabituel ! 

Je n'allume donc mon phone que pour recevoir ces codes alakon (puisque ces sociétés ou institutions se font elles-mêmes pirater à longueur d'années, mais ne s'en vantent pas, évidemment ). Je constate alors que j'ai quelques dizaines d'appels manqués et plus encore de bla-bla sur messagerie. Que j'efface immédiatement. Ceux qui me sont chers savent qu'il est inutile de m'appeler sur portable : ils m'envoient un mail que je lis tranquillement le soir après manger. Et auquel je réponds à tête reposée, avec documents ou photos à la clef si nécessaire. Et sans tapoter des 2 pouces comme un débile à la vitesse d'une mitrailleuse ...

Ceci dit, puisque même l'administration impose d'avoir un n° de portable, je ne comprends pas pourquoi chaque citoyen ne bénéficie pas gratuitement d'un abonnement minimal (style Free à 2 €) et d'un N° de téléphone portable, au même titre qu'une carte d'identité : il faut être cohérent. Quand c'est obligatoire, c'est gratuit. Comme l'école publique ou la carte d'identité. 

 

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Publié le 16 Mars 2025

Médecin généraliste en exercice, je suis atterré par le mal-être qui touche une part croissante de mes patients. Tous les âges, les deux sexes, toutes les catégories socio-professionnelles, tous les caractères ... sont peu à peu impactés. Cela va du simple questionnement au désespoir en passant par le désenchantement. Bien entendu, ce mal-être génère rapidement des troubles fonctionnels - l'homme n'est pas une machine - qui, s'ils perdurent, débouchent sur des troubles lésionnels.  Il s'agit là d'une règle générale qui régit aussi bien le vivant que l'inerte, nous y reviendrons.

Mais au delà des retentissements sur la santé physique et mentale des individus se pose surtout la question de l'origine de ces troubles. Traiter la cause, plutôt que les conséquences relève du simple bon sens. Dès lors, on déborde du cadre de la médecine courante et de ses traitements médicamenteux pour comprendre comment le patient en est arrivé là et, surtout, comment l'en sortir durablement.

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