Publié le 12 Juillet 2026

 

Nous nous colltinons une 3e vague de canicule en quelques semaines  :  à 15H, il fait 39° à l'ombre (quand il y en a ...) et plus de 50° dans les voitures garées en plein cagnard !

Que faire ? Ben, le gros dos ! on se met en veilleuse et on attend que ça passe. Inutile de faire les malins, à grand renfort de clim' ou de brumisateurs. Je vois tous les jours au cabinet des sinusites, otites, laryngites, pharyngites, bronchites bactériennes que se chopent les super-héros qui pensent pouvoir s'affranchir de la réalité. 

Il faut voir les choses en face : Dame Nature nous a superbement doté face à l'adversité : il faut quasi 3 mois pour mourir de faim en ne mangeant rien, notre bon vieux nez peut filtrer un air chargé en particules, humidifier un air sec, réchauffer un air froid. Mais on n'a pas la clim' : si vous respirez un air à 42° plusieurs heures, vous êtes morts !

Donc, on adopte un profil bas face à des conditions climatiques qui nous dépassent. Notre technologie  ne nous sauvera pas, ce changement climatique étant désormais irréversible. Rester terré à l'ombre sans rien faire, n'est ce pas aussi la slow life ?

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Publié le 3 Juin 2026

J'ai eu l'occasion de tester le fameux analogue GLP1 et GPI (tirzépatide) pendant un mois, soit un "stylo" de 4 injections hebdomadaires. J'ai donc profité de cet essai pour obtenir une perte de poids significative en un temps très court, car je n'avais pas l'intention de prendre ce traitement ad vitam aeternam. En effet, il a une action hypoglycémiante certaine, mais surtout, il trompe le cerveau en lui envoyant un message de satiété, quelle que soit la ration ingérée. Après m'être pesé sur une balance numérique précise à 5 grammes, j'ai calculé la ration quotidienne calorique que je m'infligeais, puisque mon (sur)poids était - hélas - stable, ce qu'on nomme l'apport calorique de maintien (du poids). J'ai calculé mon poids idéal via la formule de Broca (gloups, et je ne parle pas de celle de Lorentz ...) et me suis fixé un objectif ambitieux : - 10% en 4 semaines !

Pourquoi 1 mois ? Parce que je ne disposais que d'1 mois de traitement et qu'on n'a pas 30 ans de recul sur cette classe médicamenteuse, et encore moins à ces doses élevées (plus que dans le traitement du diabète).

Pas d'autre choix donc qu'un régime hypocalorique, n'ayant absolument pas le temps de faire un exercice physique pluri-hebdomadaire conséquent. J'ai donc décidé de diviser ma ration calorique quotidienne par 2 pendant 1 mois ! Evidemment, lorsqu'on mange moins en volume, il faut veiller à un apport suffisant en nutriments essentiels : protéines, calcium, acides gras poly-insaturés, fibres, vitamines, électrolytes. Le plus difficile est de sélectionner les aliments réellement utiles et de sabrer ceux qui n'apportent que des graisses saturées ou des sucres lents. On aura bien évidemment exclu totalement le saccharose (ou sucre de table), sous toutes ses formes, y compris le sirop d'érable ou d'agave. On s'aperçoit alors que nos meilleurs alliés sont des aliments simples et peu chers, qu'il faut d'ailleurs consommer en quantité limitée et en suivant la saisonnalité des fruits et des légumes. 

Pour mémoire, l'Homme est omnivore, il convient donc de manger de tout, un peu. De tout, donc également des légumes après lesquels on ne court pas spécialement. Un peu, donc limiter la quantité et augmenter la variété. Moins, mais mieux !

J'ai donc carburé à l'eau (municipale) et boulotté poissons gras des mers froides, oeufs, viande maigre, lait, légumineuses, fruits et légumes de saison (voire du jardin pour les fraises, framboises, cerises...). Sans crever la dalle grâce au tirzépatide qui simule la satiété et coupe aussi l'envie - voire le besoin - d'alcool. Or l'échec des régimes hypocaloriques est essentiellement le résultat d'une faim impérieuse, soit en cours (abandon), soit en fin de programme (rechute). 

Le seul effet indésirable a été une diarrhée féroce mais courte 12H après la 1ere injection (traitement à commencer le week-end !). Bien sûr, cette perte de poids n'a pas concerné que le ventre (j'ai dû faire un trou supplémentaire à ma ceinture à J 21) : j'ai également perdu un peu de muscles (cuisses, notamment), mais cette sarcopénie est un dégât collatéral inévitable, tant le corps rechigne à puiser dans ses réserves (les réserves, c'est sacré, on n'y touche pas, par définition !). On observe d'ailleurs une résistance accrue lorsqu'on s'approche du poids idéal, par adaptation de l'organisme qui optimise alors ses dépenses énergétiques indispensables !

Une fois mon objectif atteint (en fin de traitement, soit - 12kg quand même), il reste à recalculer la ration calorique de maintien à ce nouveau poids (et elle est très supérieure à celle qui m'a fait maigrir) et à m'y tenir. Toute règle comporte des exceptions (restaurants, invitations, fêtes familiales ...) : pas grave, on évalue les dégats à la balance et on serre transitoirement les boulons, jusqu'à retrouver le poids cible.

Accessoirement, on fait de sacrées économies sur le budget "alimentation" et on retrouve le plaisir de savourer des plats simples, et non plus d'enfourner de la nourriture ! Apprécier à leur juste valeur un oeuf dur et 2 tranches de bacon avec une salade, n'est ce pas la slow life ?

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Publié le 23 Mai 2026

Dans un précédent article (Recentrage), j'indiquais qu'il convenait désormais d'ajuster ses revenus à ses besoins (et non à ses envies ...), ce qui évitait de se faire plumer ou de rechercher n'importe quelle solution hasardeuse pour placer l'excédent dégagé (quasiment tous les placements sont taxés, à l'entrée ou à la sortie, l'achat de biens physiques mobiliers expose au vol, etc). 

Vous m'objecterez que lorsqu'on est salarié en CDI, on ne maîtrise pas son temps de travail. ou que si l'on veut grimper dans l'organigramme , il faut bosser plein tubes. La réponse à ces deux constats est simple : si vous exercez un métier en tension, c'est vous qui avez les cartes en mains ! La génération Z l'a parfaitement compris et préfère bosser en intérim ou en CDD, d'ailleurs mieux rémunéré, ce qui permet de disposer soit de plus de temps, soit de plus d'argent, selon le besoin du moment. Accessoirement, ça évite également de se retrouver piégé dans une boîte (devenue) délétère. Il parait que ça ne convient pas au Patronat ni aux employeurs, qui ont toujours eu une main d'oeuvre docile et sous-payée (eu égard aux heures, diplômes ou responsabilité exigés).  Ben, les temps ont changé ! L'alternative est bien sûr l'exercice libéral ou en auto-entrepreneur, mais la complexité réglementaire du premier et la fiscalité mouvante du second les rend hélas risqués.

Quant à l'investissement physique dans une structure publique ou privée pour "y faire son trou", l'expérience montre désormais que c'est vous qui finissez prématurément dans le trou en question. Une fois de plus, la Gen Z fait preuve d'une grande maturité en refusant les postes d'encadrement et de responsabilités, au désespoir ou à la fureur de leurs N+X, qui clament à tout vent que "les jeunes ne veulent plus travailler"! Faux, les jeunes - qui ont vu ce qui est arrivé à leurs parents - ne veulent plus travailler DANS CES CONDITIONS, nuance ... Et ils ont bien raison. 

Dans notre société, le travail ne paie plus (il suffit de voir le nombre de travailleurs pauvres, voire surendettés). Ce n'était pas le cas dans les années 70 où un ouvrier faisait vivre sa famille, fût-ce modestement. 

Et ceux qui n'exercent pas un métier recherché, me direz-vous ? Et bien, ils ont tout intérêt à en changer, sauf s'ils sont à 2 ans de la retraite. Sous-payés, mal considérés, ils ne sont que la variable d'ajustement de leur employeur et sont à la merci d'une faillite, d'un rachat, d'une restructuration, d'une délocalisation ... Mais lorsqu'on n'a pas fait d'études ? Rassurez-vous, les études ne sont plus (et le seront de moins en moins avec le net et l'IA) le gage d'un job bien payé. Il vaut mieux être chauffeur routier ou cariste que docteur en sociologie. Là également, on constate un retour aux fondamentaux : le but de l'école est d'apprendre un métier UTILE à la collectivité qui le rémunèrera pour service rendu. Certains se font plaisir en accumulant des diplômes qui ne présentent de l'intérêt que pour eux et s'étonnent de se retrouver au chômage ...

Alors, no futur pour le métier d'hotesse de caisse, à me lire ? Pas nécessairement : ce type de job, à horaire fractionné et mal payé peut parfaitement être exercé ... à la double condition d'une existence frugale et d'une proximité immédiate du lieu de travail (il faut pouvoir y aller à pied ou en vélo). Du reste, on commence à voir des hommes (jeunes, comme par hasard) exercer à l'année ce métier. Même à temps partiel, il assure la couverture sociale. L'énorme temps libre ainsi dégagé peut être utilisé pour d'autres activités (troc, services rendus, autoconsommation, maintenance et entretien de ses biens, braderie, achat/vente avec ou sans remise en état ... et loisirs, bien entendu). Ceci suppose un environnement urbain et une solution de logement à coût modéré (studio, HLM, colocation ...), le logement étant la dépense majeure de la majorité de nos concitoyens et les transports venant immédiatement après. Quelque soit du reste le niveau de vos revenus, il convient de se pencher urgemment sur ces 2 problématiques, dont le coût ne peut qu'exploser à l'avenir, qu'on soit propriétaire ou locataire et qu'on roule au carburant ou à l'électricité ...

Enfin, faut-il le rappeler, un facteur majeur d'économie consiste à vivre à plusieurs sous le même toit. A cet égard, être célibataire ou divorcé, surtout avec des enfants à charge en garde alternée est un désastre financier pour l'individu concerné. Le "moi d'abord" est encensé par la société de consommation car il fait marcher le commerce et l'Etat via les taxes : ne soyez pas dupes !

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Publié le 16 Mai 2026

A rebours du "toujours plus", se développe petit à petit (c'est dur de nager à contre-courant !) le "c'est assez" : revenir aux besoins fondamentaux et les satisfaire avec un minimum de moyens, matériels et financiers.

Pour cela, il suffit de repartir du cahier des charges de nos divers bien. Une voiture ? C'est "quatre roues sous un parapluie", le mantra de la 2CV Citroën ! Le parapluie est devenu une capote (allant du pare-brise au pare-choc) et l'on retrouve bien nos quatre roues (et même quatre places) pour 500 kg net à vide ... et 300 kg de charge utile (ce rapport est d'ailleurs une prouesse inédite qui a nécessité la conception d'une suspension spécifique).

De la nostalgie, me direz-vous ! Que nenni : on voit cette philosophie poindre le bout de son nez dans l'habitat, avec les tiny house ...

... dans les transports individuels avec le retour en grâce des quadricycles légers (électriques, désormais).

L'Histoire est un éternel recommencement : on avait fini par oublier des réalisations passées qui avaient concerné même le superflu comme l'avion individuel (ici, le Cri-cri, équipé de 2 moteurs de tondeuses à gazon) ...

ou le micro-camping-car (sur base de triporteur type Piaggio).

Cette volonté de diminuer notre empreinte matérielle sur le monde qui nous entoure (et pas seulement sur la planète qui nous héberge ...) exige en retour une forte puissance mentale : ne pas céder aux sirènes de la société de consommation, retrouver le temps de la réflexion, s'ouvrir au monde ... 

Dans une tiny house, on vit surtout dehors. A l'accumulation de biens, on substitue une collection de souvenirs et d'expériences. Si le dénuement est extérieur, la richesse est intérieure. Moins, mais mieux !

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Publié le 21 Mars 2026

Quand tout accélère autour de vous et vous laisse au mieux en état de sidération, au pire, en état de panique, il convient de réagir .

Règle d'or : quand la tempête menace, on réduit la voilure !  Ce n'est même pas de la tactique, juste du simple bon sens. On fait le gros dos pour laisser passer l'orage et on ressort après.

Si vous regardez ce qui se passe actuellement dans le monde, c'est no futur !  Faut-il désespérer ? Non, juste réduire son périmètre d'activité. Je vois passer des articles sur " comment placer ses liquidités au miieux ?" Ben, vu le contexte, l'idéal est de ne rien devoir placer : on ajuste son activité à ses besoins et le temps ainsi libéré est utilisé à une activité délassante, bienfaisante et hors taxes ... Potager, verger, maintenance et réparation DIY, marche à pied, lecture, contemplation, feu de bois, cueillette de  baies rouges  (mûres, framboises sauvages, ...) à la bonne saison, etc ... 

Un seul mot d'ordre : dégraisser !  On se débarasse du superflu à la déchetterie,  on revend sur le bon coin, on donne aux assos,... On recherche tout ce qui est non marchand : c'est garanti authentique !

La slow life, dans toute sa splendeur ! Moins, mais mieux (3M).

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Publié le 26 Février 2026

J'ai adopté depuis longtemps ce mode opératoire : j'achète en moyenne une paire de tennis Adidas "Stan Smith" tous les 7 ans depuis mon adolescence. J'en suis à ma 7e paire (soit 49 ans, quand même .... j'en ai 63). C'était  banal, puis à la mode, c'est devenu has been, puis over the top ! Je m'en fous : comme le disait Coco Chanel, la mode se démode, le style, jamais ! 

Une paire de pompes "tout terrain" (les fameuses Paraboot), une paire de tennis, une paire de chaussons, une paire de dockside pour l'été (je fais du bateau), une paire de tong pour la plage, une paire de sabots plastique pour sol sec et une paire de bottes (j'habite à la campagne) pour sol boueux  ... what else  ?

Certes, ça peut paraître peu et pourtant, ça fait déjà SEPT paires de chaussures pour UN seul individu ...  OK, ça ne remplit pas un dressing, mais est-ce bien raisonnable ?

Avec ce simple exemple, j'avais l'impression d'être vertueux alors que je surconsomme clairement. Où faut-il mettre le curseur ?

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Publié le 25 Février 2026

Je vous parlais tantôt de la réduction du nombre de nos biens d'usage courant. J'en ai eu une illustration ce jour en regardant l'état de mes chaussures en cuir : portées chaque jour pendant 13H sans ménagement, elles avaient triste mine.

Voui, mais ce sont des Paraboot, marque française qualitative, dépositaire du fameux "cousu norvégien" , c'est à dire que les semelles sont cousues au fil et non collées chimiquement, par des ouvriers hautement qualifiés. Les cuirs utilisés sont également de grande qualité, choisis pour leur robustesse.

Et le miracle s'opère : en un quart d'heure de brossage, de cirage et de lustrage, ces pompes retouvent leur éclat d'antan. Celles que vous voyez ici ont 6 ans et demi et sont portées 10 mois sur 12. On est (très) loin du Shein.

Notez bien que l'on retrouve dans cet exemple basique 2 notions structurantes de la slow life : le refus de la  consommation à outrance  (Moins, Mais Mieux) et le refus du "tout, tout de suite" (le temps long). Vous ne pouvez pas savoir combien il est délassant de faire SOI-MEME une tâche quelconque, non pas en l'exécutant (stricto sensu le plus souvent, hélas), mais en la savourant (c'est quasi-sensuel) ! 

Financièrement, c'est une affaire blanche : ma précédente paire m'a duré 10 ans. A 350 € , ce n'est pas plus économique qu'une paire de pompes à 35 € tous les ans. Mais on s'inscrit dans le temps long et dans l'entretien de nos biens. Pas dans l'utilisation brêve et la poubelle ! Sans compter la perpétuation du savoir-faire des producteurs (locaux, qui plus est), ce qui n'a pas de prix . 

Nos emplettes sont nos emplois ... On ne peut pas acheter chinois en permanence et se plaindre de se faire licencier.

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Publié le 21 Février 2026

Je me marre en tombant par hasard sur des influençeuses qui vous vantent la vie à Dubaï,  à grand coup de SUV king size, de tours géantes et de vidéos photoshoppées.

Tout ça cache (mal) un vide sidéral : le vrai luxe, c'est l'espace et le silence, pas le confort et les gadgets !

 

 

Les grands espaces : qui ne s'est jamais promené en rase campagne ou sur le littoral du Nord ne peut pas comprendre. La plage de Dunkerque- Malo, c'est 12 km de sable fin jusqu'à la frontière belge ! "faire une digue " est le sport local, quelque soit le temps. Et croyez-moi, qu'il fasse soleil, qu'il vente ou qu'il crachine, vous revenez gonflé à bloc. Et vous faites un gros dodo ensuite ! Je ne suis pas objectif car je suis né à Dunkerque, mais force est de constater que la marche (même lente , à 3 km/h) nous relie à nos origines. C'est d'ailleurs notre ADN : aucune bestiole ne peut marcher aussi longtemps que nous (d'où la chasse à l'épuisement de nos lointains ancêtres). La marche en pleine nature remet à zéro le corps et l'esprit. C'est l'essence même du chemin vers Saint Jacques de Compostelle : l'exploit n'est pas tant physique qu'intellectuel ... A l'arrivée, ce n'est pas la cathédrale que les marcheurs découvrent, mais eux-mêmes. J'ai la chance - mais c'est aussi un choix - d'habiter au sommet d'une colline dans un village rural de 900 habitants. Ma parenthèse enchantée, c'est au début de l'été, quand je me lève tôt, avant 6H du matin, et que je m'installe sur la terrasse pour voir le soleil se lever sur les pâtures. 

L'autre élément majeur est le silence. Certes relatif, car les oiseaux chantent et les insectes vrombissent. Mais tout ça n'est pas du bruit, d'ailleurs ça passe crême et on a vraiment l'impression d'un silence assourdissant, propice à la réflexion et à l'introspection. Et l'on se rend compte que ces joies simples sont devenues un authentique luxe. Je pense aux malheureux entassés dans un immeuble avec, au mieux, un balcon donnant sur la voie rapide et des voisins bruyants et irrespectueux ... Vous en doutez ? Savez-vous que dans un aéroport, le SEUL endroit vaste et silencieux est la salle d'attente des VIP ! Partout ailleurs, vous êtes agressés par la foule, la musique, les écrans et le bruit.

L'espace et le silence sont devenus le luxe suprême : ça en dit long sur la déliquescence de notre société ...

 

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Publié le 21 Février 2026

Dans un précédent article, je vous indiquais que la slow life consistait également à vous soustraire d'un sytème qui pense pour vous, agit pour vous, sait ce qui est bon pour vous !

Nul ne sait mieux que vous ce que vous voulez (ou ne voulez pas), ce que vous valez ou ce à quoi vous aspirez. Mais la pub, les réseaux sociaux, la pression gouvernementale vous poussent souvent dans une mauvaise direction. Dernier exemple en date : l'automobile ! Ce symbole de la liberté (en une nuit, vous pouvez traverser le pays) est torturé, réglementé, orienté ...  Alors qu'une majorité de citoyens demande juste un véhicule fiable, pas cher, aisément réparable, on vous propose des usines à gaz complexes, fragiles, hors de prix, à l'autonomie limitée, sur lesquelles vous ne pouvez rien faire (même plus changer une ampoule), et d'ailleurs plutôt à louer qu'à acheter. Les prix deviennent complètement démentiels, ce d'autant que les salaires ou émoluements ne suivent absolument pas ! Il n'y a plus de citadines 4 places à moins de 10 000 € ! Allo ? C'est ça , le progrès ?

On se fout de rouler à 250 km/h ou de faire le 0 à 100 en moins de 5 secondes sur des voitures électriques : on veut rouler peinard à 5L aux 100 !

En terme de déplacement (nous y reviendrons), il vaut mieux partir 3 semaines en vacances une fois par an plutôt que 10 week end toute l'année : moins de carburant, moins de km, moins de péages d'autoroute et plus de récupération pour l'organisme. Une fois de plus, il faut revenir aux fondamentaux : les congés payés !

Une bonne césure prolongée remet les compteurs à zéro. Mais ça ne fait pas les affaires des professionnels du tourisme qui entendent tourner quasiment toute l'année. Alors, on flanque des vacances scolaires toutes les 6 semaines (décalées selon les régions pour augmenter le taux d'occupation). Peu importe si, au mieux, ça n'a aucun effet positif sur l'organisme, au pire, ça le fatigue encore plus : business is business !

Perso, je pars une fois par an en vacances (3 semaines en août) où je suis injoignable et déconnecté : pas de téléphone, pas d'internet, pas de télé, la bagnole au parking. On fait tout à pied (même les courses, avec un sac à dos), on se lève quand on est réveillé, on mange quand on a faim et on se couche quand on est fatigué : pas de réveil, pas de montre. La plage est à 1/4 d'heure à pinces et on y va 2 fois par jour. L'exact contraire de mon existence quotidienne ...

Y a pas le feu : on a rien à foutre d'autre. On a  le temps de réfléchir et de regarder dans le rétroviseur. La slow life dans toute sa splendeur !

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Publié le 21 Février 2026

 

Je vous ai parlé précédemment du téléphone portable et du fait que je ne réponds jamais à aucun appel dessus. J'ai omis de vous dire qu'en revanche, je n'appelle jamais personne non plus : il faut être cohérent !

Je me suis passé de ce gadjouet pendant 45 ans et j'ai survécu. Certes, c'est hyper-pratique pour demander de l'aide quand on est coincé quelque part (si tant est que les appels passent ...) mais ça ne fait que reporter sur quelqu'un d'autre un problème qui, 9 fois sur 10, n'a que nous comme origine : insouciance, mise en danger, bêtise, imprévoyance, incapacité de se démerder soi-même ... bref, déresponsabilisation ! C'est une dérive que j'observe de plus en plus : tout le monde fait n'importe quoi et quand ça ne passe pas, on vient chouiner. Ben, non, il faut assumer ce qu'on fait sans chercher aide, réparation ou conseil au moindre problème.  C'est aussi ça , reprendre sa vie en mains ! Ou, plus simplement être adulte. Ne pas venir pleurer dans les jupe de sa mère à la moindre contrariété, comme un gosse. Redevenir acteur de son existence et ne pas seulement la subir.

J'ai en tête un exemple emblèmatique qui m'a marqué : travaillant à l'époque à 150 bornes de chez moi (une ineptie majeure, nous y reviendrons...) j'allais en voiture à la gare SNCF la plus proche, d'où je prenais le train pour aller bosser à Paris. Un soir, absorbé par la lecture d'un super bouquin, j'ai raté mon arrêt habituel. Bizarrement chahuté, j'ai alors regardé le journal lumineux de ma voiture voyageurs et ai constaté avec horreur que je poursuivais ma route dans la campagne profonde. Je suis descendu à l'arrêt suivant et me suis retrouvé seul sur un quai mal éclairé (il était plus de 20H30 en plein hiver) sans âme qui vive. J'ai alors regagné la départementale assez proche et me suis tapé 10 bornes à pied derrière la barrière de sécurité (je faisais du stop, mais personne ne s'est arrêté, ce que je comprends parfaitement, vu les circonstances. Au bout d'1H45, je suis arrivé à la gare où m'attendait ma voiture et suis rentré chez moi. Mon épouse, un peu inquiète, m'a sermonné sur l'absence de portable. En fait, si j'en avais eu un, je lui aurais téléphoné de venir me chercher en pleine nuit là où j'étais. Mais c'est moi qui ai déconné, donc ce n'est pas à elle d'en payer les conséquences. Croyez-moi, je n'ai plus JAMAIS raté une destination ! En outre, cette mésaventure m'a renforcé dans l'idée que j'étais parfaitement capable de me débrouiller seul, ce qui vous donne une assurance hallucinante. Que les autres perçoivent, et notamment les femmes, championnes de la communication non verbale. Véronique Sanson a  du reste remarquablement traduit ça dans "Bernard'song" !  Ré-écoutez les paroles de cette chanson puissante et sensuelle ...

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