Publié le 26 Février 2026

J'ai adopté depuis longtemps ce mode opératoire : j'achète en moyenne une paire de tennis Adidas "Stan Smith" tous les 7 ans depuis mon adolescence. J'en suis à ma 7e paire (soit 49 ans, quand même .... j'en ai 63). C'était  banal, puis à la mode, c'est devenu has been, puis over the top ! Je m'en fous : comme le disait Coco Chanel, la mode se démode, le style, jamais ! 

Une paire de pompes "tout terrain" (les fameuses Paraboot), une paire de tennis, une paire de chaussons, une paire de dockside pour l'été (je fais du bateau), une paire de tong pour la plage, une paire de sabots plastique pour sol sec et une paire de bottes (j'habite à la campagne) pour sol boueux  ... what else  ?

Certes, ça peut paraître peu et pourtant, ça fait déjà SEPT paires de chaussures pour UN seul individu ...  OK, ça ne remplit pas un dressing, mais est-ce bien raisonnable ?

Avec ce simple exemple, j'avais l'impression d'être vertueux alors que je surconsomme clairement. Où faut-il mettre le curseur ?

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Publié le 25 Février 2026

Je vous parlais tantôt de la réduction du nombre de nos biens d'usage courant. J'en ai eu une illustration ce jour en regardant l'état de mes chaussures en cuir : portées chaque jour pendant 13H sans ménagement, elles avaient triste mine.

Voui, mais ce sont des Paraboot, marque française qualitative, dépositaire du fameux "cousu norvégien" , c'est à dire que les semelles sont cousues au fil et non collées chimiquement, par des ouvriers hautement qualifiés. Les cuirs utilisés sont également de grande qualité, choisis pour leur robustesse.

Et le miracle s'opère : en un quart d'heure de brossage, de cirage et de lustrage, ces pompes retouvent leur éclat d'antan. Celles que vous voyez ici ont 6 ans et demi et sont portées 10 mois sur 12. On est (très) loin du Shein.

Notez bien que l'on retrouve dans cet exemple basique 2 notions structurantes de la slow life : le refus de la  consommation à outrance  (Moins, Mais Mieux) et le refus du "tout, tout de suite" (le temps long). Vous ne pouvez pas savoir combien il est délassant de faire SOI-MEME une tâche quelconque, non pas en l'exécutant (stricto sensu le plus souvent, hélas), mais en la savourant (c'est quasi-sensuel) ! 

Financièrement, c'est une affaire blanche : ma précédente paire m'a duré 10 ans. A 350 € , ce n'est pas plus économique qu'une paire de pompes à 35 € tous les ans. Mais on s'inscrit dans le temps long et dans l'entretien de nos biens. Pas dans l'utilisation brêve et la poubelle ! Sans compter la perpétuation du savoir-faire des producteurs (locaux, qui plus est), ce qui n'a pas de prix . 

Nos emplettes sont nos emplois ... On ne peut pas acheter chinois en permanence et se plaindre de se faire licencier.

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Publié le 21 Février 2026

Je me marre en tombant par hasard sur des influençeuses qui vous vantent la vie à Dubaï,  à grand coup de SUV king size, de tours géantes et de vidéos photoshoppées.

Tout ça cache (mal) un vide sidéral : le vrai luxe, c'est l'espace et le silence, pas le confort et les gadgets !

 

 

Les grands espaces : qui ne s'est jamais promené en rase campagne ou sur le littoral du Nord ne peut pas comprendre. La plage de Dunkerque- Malo, c'est 12 km de sable fin jusqu'à la frontière belge ! "faire une digue " est le sport local, quelque soit le temps. Et croyez-moi, qu'il fasse soleil, qu'il vente ou qu'il crachine, vous revenez gonflé à bloc. Et vous faites un gros dodo ensuite ! Je ne suis pas objectif car je suis né à Dunkerque, mais force est de constater que la marche (même lente , à 3 km/h) nous relie à nos origines. C'est d'ailleurs notre ADN : aucune bestiole ne peut marcher aussi longtemps que nous (d'où la chasse à l'épuisement de nos lointains ancêtres). La marche en pleine nature remet à zéro le corps et l'esprit. C'est l'essence même du chemin vers Saint Jacques de Compostelle : l'exploit n'est pas tant physique qu'intellectuel ... A l'arrivée, ce n'est pas la cathédrale que les marcheurs découvrent, mais eux-mêmes. J'ai la chance - mais c'est aussi un choix - d'habiter au sommet d'une colline dans un village rural de 900 habitants. Ma parenthèse enchantée, c'est au début de l'été, quand je me lève tôt, avant 6H du matin, et que je m'installe sur la terrasse pour voir le soleil se lever sur les pâtures. 

L'autre élément majeur est le silence. Certes relatif, car les oiseaux chantent et les insectes vrombissent. Mais tout ça n'est pas du bruit, d'ailleurs ça passe crême et on a vraiment l'impression d'un silence assourdissant, propice à la réflexion et à l'introspection. Et l'on se rend compte que ces joies simples sont devenues un authentique luxe. Je pense aux malheureux entassés dans un immeuble avec, au mieux, un balcon donnant sur la voie rapide et des voisins bruyants et irrespectueux ... Vous en doutez ? Savez-vous que dans un aéroport, le SEUL endroit vaste et silencieux est la salle d'attente des VIP ! Partout ailleurs, vous êtes agressés par la foule, la musique, les écrans et le bruit.

L'espace et le silence sont devenus le luxe suprême : ça en dit long sur la déliquescence de notre société ...

 

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Publié le 21 Février 2026

Dans un précédent article, je vous indiquais que la slow life consistait également à vous soustraire d'un sytème qui pense pour vous, agit pour vous, sait ce qui est bon pour vous !

Nul ne sait mieux que vous ce que vous voulez (ou ne voulez pas), ce que vous valez ou ce à quoi vous aspirez. Mais la pub, les réseaux sociaux, la pression gouvernementale vous poussent souvent dans une mauvaise direction. Dernier exemple en date : l'automobile ! Ce symbole de la liberté (en une nuit, vous pouvez traverser le pays) est torturé, réglementé, orienté ...  Alors qu'une majorité de citoyens demande juste un véhicule fiable, pas cher, aisément réparable, on vous propose des usines à gaz complexes, fragiles, hors de prix, à l'autonomie limitée, sur lesquelles vous ne pouvez rien faire (même plus changer une ampoule), et d'ailleurs plutôt à louer qu'à acheter. Les prix deviennent complètement démentiels, ce d'autant que les salaires ou émoluements ne suivent absolument pas ! Il n'y a plus de citadines 4 places à moins de 10 000 € ! Allo ? C'est ça , le progrès ?

On se fout de rouler à 250 km/h ou de faire le 0 à 100 en moins de 5 secondes sur des voitures électriques : on veut rouler peinard à 5L aux 100 !

En terme de déplacement (nous y reviendrons), il vaut mieux partir 3 semaines en vacances une fois par an plutôt que 10 week end toute l'année : moins de carburant, moins de km, moins de péages d'autoroute et plus de récupération pour l'organisme. Une fois de plus, il faut revenir aux fondamentaux : les congés payés !

Une bonne césure prolongée remet les compteurs à zéro. Mais ça ne fait pas les affaires des professionnels du tourisme qui entendent tourner quasiment toute l'année. Alors, on flanque des vacances scolaires toutes les 6 semaines (décalées selon les régions pour augmenter le taux d'occupation). Peu importe si, au mieux, ça n'a aucun effet positif sur l'organisme, au pire, ça le fatigue encore plus : business is business !

Perso, je pars une fois par an en vacances (3 semaines en août) où je suis injoignable et déconnecté : pas de téléphone, pas d'internet, pas de télé, la bagnole au parking. On fait tout à pied (même les courses, avec un sac à dos), on se lève quand on est réveillé, on mange quand on a faim et on se couche quand on est fatigué : pas de réveil, pas de montre. La plage est à 1/4 d'heure à pinces et on y va 2 fois par jour. L'exact contraire de mon existence quotidienne ...

Y a pas le feu : on a rien à foutre d'autre. On a  le temps de réfléchir et de regarder dans le rétroviseur. La slow life dans toute sa splendeur !

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Publié le 21 Février 2026

 

Je vous ai parlé précédemment du téléphone portable et du fait que je ne réponds jamais à aucun appel dessus. J'ai omis de vous dire qu'en revanche, je n'appelle jamais personne non plus : il faut être cohérent !

Je me suis passé de ce gadjouet pendant 45 ans et j'ai survécu. Certes, c'est hyper-pratique pour demander de l'aide quand on est coincé quelque part (si tant est que les appels passent ...) mais ça ne fait que reporter sur quelqu'un d'autre un problème qui, 9 fois sur 10, n'a que nous comme origine : insouciance, mise en danger, bêtise, imprévoyance, incapacité de se démerder soi-même ... bref, déresponsabilisation ! C'est une dérive que j'observe de plus en plus : tout le monde fait n'importe quoi et quand ça ne passe pas, on vient chouiner. Ben, non, il faut assumer ce qu'on fait sans chercher aide, réparation ou conseil au moindre problème.  C'est aussi ça , reprendre sa vie en mains ! Ou, plus simplement être adulte. Ne pas venir pleurer dans les jupe de sa mère à la moindre contrariété, comme un gosse. Redevenir acteur de son existence et ne pas seulement la subir.

J'ai en tête un exemple emblèmatique qui m'a marqué : travaillant à l'époque à 150 bornes de chez moi (une ineptie majeure, nous y reviendrons...) j'allais en voiture à la gare SNCF la plus proche, d'où je prenais le train pour aller bosser à Paris. Un soir, absorbé par la lecture d'un super bouquin, j'ai raté mon arrêt habituel. Bizarrement chahuté, j'ai alors regardé le journal lumineux de ma voiture voyageurs et ai constaté avec horreur que je poursuivais ma route dans la campagne profonde. Je suis descendu à l'arrêt suivant et me suis retrouvé seul sur un quai mal éclairé (il était plus de 20H30 en plein hiver) sans âme qui vive. J'ai alors regagné la départementale assez proche et me suis tapé 10 bornes à pied derrière la barrière de sécurité (je faisais du stop, mais personne ne s'est arrêté, ce que je comprends parfaitement, vu les circonstances. Au bout d'1H45, je suis arrivé à la gare où m'attendait ma voiture et suis rentré chez moi. Mon épouse, un peu inquiète, m'a sermonné sur l'absence de portable. En fait, si j'en avais eu un, je lui aurais téléphoné de venir me chercher en pleine nuit là où j'étais. Mais c'est moi qui ai déconné, donc ce n'est pas à elle d'en payer les conséquences. Croyez-moi, je n'ai plus JAMAIS raté une destination ! En outre, cette mésaventure m'a renforcé dans l'idée que j'étais parfaitement capable de me débrouiller seul, ce qui vous donne une assurance hallucinante. Que les autres perçoivent, et notamment les femmes, championnes de la communication non verbale. Véronique Sanson a  du reste remarquablement traduit ça dans "Bernard'song" !  Ré-écoutez les paroles de cette chanson puissante et sensuelle ...

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Publié le 21 Février 2026

 

L'accumulation déraisonnable de biens de tout poil finit par nous parasiter la vie : soit ils nous encombrent, soit on ne les retrouve pas lorqu'on en a besoin, soit ils ne fonctionnent plus car pas régulièrement utilisés, soit ils sont devenus obsolètes, etc ...

Et encore, ceci ne s'applique qu'aux biens (de plus en plus rares) qui ne relèvent d'aucune obligation réglementaire quant à leur détention, leur utilisation, leur maintenance, etc ... S'il s'agit de véhicules motorisés, vous tombez sous le coup des assurances, du contrôle technique, des tests d'alcoolémie ou de stupéfiants, sans compter les accidents le vol ou l'usurpation d'immatriculation. S'il s'agit d'une résidence secondaire, outre l'assurance et l'entretien, se pose désormais la question de l'effraction, du saccage ou du squat, sans compter les injonctions de la Mairie (ravalement, taille des végétaux, désherbage ...) ou les conflits de voisinage et leurs lettres recommandées ...

Tout ça alourdit notre charge mentale, déjà mise à mal par le travail ou les conditions d'existence, si bien que la vie se résume pour un nombre croissant d'individus à prendre note du nouveau problème posé et à tenter de le résoudre, si tant est que les précédents l'avaient été. Pire encore, quand par miracle, rien ne semble surgir, on développe une crainte sourde de ce qui va arriver (et non plus qui pourrait arriver ...) !

Cet état de stress permanent est hautement préjudiciable à un sommeil de qualité et détraque le système neuro-végétatif (celui qui gère tout ce qui fonctionne sans qu'on s'en occupe, bref qui fait tourner la boutique). Ceci génère des troubles fonctionnels (dysfonctionnement réversible si l'on en supprime la cause) qui, s'ils perdurent créent des troubles lésionnels (apparition d'une lésion organique (qui ne disparaîtra pas si l'on en supprime la cause). Exemples : insomnie, migraine, palpitations, troubles du transit, maladies cutanées ... pour les premières ; infarctus, AVC, cancers ... pour les seconds.

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Publié le 19 Février 2026

La philosophie 3M (Moins, Mais Mieux) gagne chaque jour du terrain.

Et pour cause, c'est LA solution aux problèmes de la planète et au mal-être qui étreint sa population. Regardons les choses en face : la course au toujours plus (plus de choses, plus vite, plus que les voisins, plus d'argent ...) est perdue d'avance. Non seulement, elle exige des sacrifices sans cesse croissants, mais elle ne rend pas plus heureux. Comme le chantait Souchon dans "foules sentimentales" : on nous fait croire que le bonheur , c'est d'avoir. De l'avoir plein nos placards. Dérision de nous, dérisoire !

Tout devient plus compliqué : la haute technologie se périme rapidement, les systèmes complexes sont moins fiables, on ne peut plus réparer ou maintenir ce qu'on possède. D'ailleurs, le possède-t-on vraiment ? Entre l'ordi qui fait sa mise à jour et vous ignore, le véhicule connecté qui appelle lui-même sa consession en cas de problème, l'imprimante HP qui refuse les cartouches d'encre "compatibles" mais ne provenant pas de son constructeur ... on devient peu à peu impuissant et esclave d'un système qu'on entretient.

Il est plus que temps de reprendre la barre de notre existence. D'autant que la quasi-totalité de nos soit-disants besoins ne sont que des envies ou des constructions artificielles, générées par la pub, les réseaux sociaux ou le gouvernement. 

Vous en doutez ? Ré-écoutez les paroles de "ma place dans le trafic" de Francis Cabrel (1981) : prophétique !

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Publié le 17 Février 2026

 

Quand vous prenez un peu de recul et que vous vous penchez sur ce que vous êtes (encore) capable de faire vous-même - c'est à dire hors commerce et donc hors TVA -, vous vous apercevez que TOUT est surveillé, réglementé ou interdit par notre cher Etat (de droit) !

Vous voulez laver votre bagnole chez vous : interdit ; vous voulez tailler votre haie ou abattre un arbre chez vous : réglementé ; vous pensez rouler avec de l'huile de friture filtrée dans votre vieux Diesel : interdit (Rudolph doit se retourner dans sa tombe, lui qui était l'inventeur du moteur à huile à combustion interne) ; vous voulez distiller vos fruits excédentaires ou abîmés : interdit (sauf privilège de bouilleur de cru) ; vous fabriquez un abri de jardin : réglementé et surveillé par satellite ; vous vous lancez dans un élevage perso de poules ou de lapins : réglementé ; vous installez des panneaux solaires ou une éolienne : réglementé ; vous dépannez des proches nécessiteux en autorisant le stationnement de leur caravane sur votre terrain : réglementé ou interdit ; vous creusez une piscine ou une pièce d'eau : réglementé et surveillé : vous modifiez les caractéristiques de votre voiture : interdit ; vous avez récupéré la carabine de votre grand-père : interdit  ...

Bref, on vous demande de consommer, pas de réfléchir et encore moins d'agir ! l'idéal est que vous deveniez totalement dépendant du système. Et tout est fait dans ce but ... 

Ce qui continue à m'épater, c'est la permission de faire votre potager et d'en manger la  production (la revente à des tiers étant interdite). Ah, on ne trouve plus dans le commerce de proximité que des plans de tomates hybrides, donc stériles, qu'il faut donc racheter tous les ans ... Comme disait Coluche : tu t'demandes !

L'autarcie est LE cauchemar de nos dirigeants. Alors même que la technologie et le partage des connaissances (via internet) la rendent de plus en plus envisageable ... Pas question de vous laisser vous soustraire au système !

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Publié le 17 Février 2026

Je suis toujours stupéfait lorsque je lis les faits divers : l'enquête de police a permis de retracer la journée de Mr X, entre la videosurveillance municipale, la géolocalisation de son téléphone portable -voire de sa bagnole -, son paiement par carte bleue, la lecture automatisée des plaques d'immatriculation de son véhicule, ainsi que son train de vie via l'épluchage de son compte en banque, ses revenus déclarés, ses dépenses mensuelles, ce qu'il possède en propre ou dont il dispose, etc ...

Moi qui habite à la campagne, qui me déplace très peu, qui allume mon téléphone portable juste pour recevoir un code d'identification forte, qui paie le plus souvent possible en espèces, qui pratique le troc avec délice, qui répare et entretiens moi-même le peu que je possède et utilise, qui brûle le bois que je coupe sur ma propriété, qui découpe et congèle le gibier qu'on me donne, qui cultive mon potager et taille mon verger, etc ... je dois être déjà fiché S par la DGSI ! 

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Publié le 17 Février 2026

La slow life - ou l'arrêt de la course au toujours plus - peut prendre de multiples formes. En ce qui me concerne, ça a commencé avec le fait d'être injoignable sur mon téléphone portable !

Quel est l'intérêt d'en posséder un dans ce cas, me direz-vous ? Effectivement, je n'en ai pas besoin. Sauf qu'il m'est imposé, notamment par ma banque en ligne pour ces "authentifications fortes", initialement programmées tous les 3 mois, mais qui, par glissement, sont devenues systématiques. Et pas seulement pour les paiements, mais à chaque connexion internet : "un mouvement inhabituel a été détecté sur votre compte ...". Ben non, c'est le même ordi avec le même IP depuis 5 ans, donc ce n'est pas inhabituel ! 

Je n'allume donc mon phone que pour recevoir ces codes alakon (puisque ces sociétés ou institutions se font elles-mêmes pirater à longueur d'années, mais ne s'en vantent pas, évidemment ). Je constate alors que j'ai quelques dizaines d'appels manqués et plus encore de bla-bla sur messagerie. Que j'efface immédiatement. Ceux qui me sont chers savent qu'il est inutile de m'appeler sur portable : ils m'envoient un mail que je lis tranquillement le soir après manger. Et auquel je réponds à tête reposée, avec documents ou photos à la clef si nécessaire. Et sans tapoter des 2 pouces comme un débile à la vitesse d'une mitrailleuse ...

Ceci dit, puisque même l'administration impose d'avoir un n° de portable, je ne comprends pas pourquoi chaque citoyen ne bénéficie pas gratuitement d'un abonnement minimal (style Free à 2 €) et d'un N° de téléphone portable, au même titre qu'une carte d'identité : il faut être cohérent. Quand c'est obligatoire, c'est gratuit. Comme l'école publique ou la carte d'identité. 

 

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